En Afrique, la révolution numérique est en marche

Par 6 août 2018 Blog

L’Afrique numérique bouillonne

Education, investissements dans les infrastructures, implication du secteur privé, implantations de groupe étrangers : l’Afrique numérique bouillonne, au point d’espérer occuper un jour une place de choix dans le monde digital.

Longtemps en retrait dans le domaine du numérique par rapports aux autres continents, l’Afrique et les pays qui la composent sont aujourd’hui en plein développement dans ce secteur et comptent faire des nouvelles technologies le fer de lance de l’économie africaine. Différentes spécialisations ont émergé du continent, chaque pays « choisissant » son domaine d’activité. On distingue 3 grandes spécialisations du numérique : celle des centres d’appels avec le Maroc, la Tunisie, Madagascar et île Maurice, celle des centres de recherche et d’innovation, tels que le Nigéria, le Kenya, l’Afrique du Sud et récemment le Ghana, et celle des hubs à start-up que sont la Tunisie, le Rwanda ou encore la Côte d’Ivoire.

Madagascar qui compte devenir, dans les prochaines années, un leader francophone dans l’industrie du centre d’appels au détriment du Maroc ou de la Tunisie. Le Rwanda devient un hub technologique important en Afrique, considéré comme le deuxième pays le plus « Business friendly » d’Afrique après Maurice. Ce pays a été le pays d’honneur du dernier VivaTechnology à Paris en présence des Présidents de la France et du Rwanda.

Afin de rendre ces mutations possibles, les pays ont lancé de véritables plans gouvernementaux visant à de doter de vraies infrastructures, c’est-à-dire d’un réseau Internet performant et de la fibre optique pour certains. Les investissements réalisés ont permis l’informatisation des écoles, des universités et des centres de formation pour permettre aux jeunes générations d’être confrontées dès leur plus jeune âge aux nouvelles technologies. Les formations dans le domaine du numérique ont littéralement explosé ces dernières années.

De véritables hubs éducatifs ont vu le jour en Afrique, comme c’est le cas à Maurice avec Uniciti, une « smart city » dédiée uniquement à la formation et à l’éducation avec des écoles européennes qui s’y sont installées (Panthéon – Assas, Supinfo, Vatel etc). Aujourd’hui la presque totalité des universités africaines sont dotées de formations au numérique et certaines totalement dédiées aux métiers du code.

Les start-up africaines sont les plus belles vitrines de l’inventivité mais surtout des talents que possède l’Afrique. L’avènement de la téléphonie sur le continent a permis aux start-up d’inventer des applications axées sur les services révolutionnant la vie de la population.

Le continent africain pourrait ainsi devenir dans quelques années le leader technologique mondial grâce à des infrastructures scolaires et professionnelles performantes, mais surtout avec une implication du secteur privé.

Source : Les Echos Juillet 2018 – Nicolas Goldstein Directeur de Grind et fondateur du Mauritius Starup Incubator